Interview de Julie Jup

Cette semaine, Julie nous fait découvrir sa vie haute en couleur et en projets. Après un an et demi de freelancing, son retour d’expérience donnera du baume au cœur à ceux qui hésitent encore à se lancer !

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Julie, comment en es-tu venue à te lancer dans l’aventure du freelancing ?

Avant d'être à mon compte, je travaillais en agence évènementielle en tant que graphiste. Je m'occupais des signalétiques, des logos d'évènements et de l'identité visuelle de l'agence. J'ai commencé en alternance puis j’y suis restée pour acquérir plus d'expérience. Après un an et demi au sein de l’agence, j’ai décidé de me lancer en tant que freelance, afin d'élargir mes domaines de création et sortir de l'évènementiel. J'avais aussi besoin de temps pour développer d'autres projets personnels et, en tant que salariée, c'était compliqué de rentrer chez moi et trouver le temps et la motivation pour cela. Cela fait maintenant un an et demi que je suis lancée et je suis beaucoup plus épanouie en étant indépendante.

Parle-nous de ton activité de freelance…

J'ai choisi le statut d'artiste-auteur à la Maison des Artistes. C'est le statut qui correspond le mieux à mon activité. J'ai aussi bien des commandes en graphisme que de l'illustration. Je me positionne plutôt en tant que créatrice. Mes missions varient de l'édition à de l'identité visuelle, de l'affiche publicitaire au webdesign. Même si je m’attèle principalement à des projets « print », je fais aussi un peu de web. A côté de mes projets de design graphique et de direction artistique, je créé des bijoux et développe mes illustrations. J'ai d'ailleurs une boutique Etsy où je vends mes créations au nom de Julie Jup.

A quoi ressemble ta journée type ?

Mes journées sont différentes si je suis sur site ou non. Quand je travaille chez moi, je suis très relax : thé à longueur de journée, musique d'ambiance et gros pull si besoin. J'ai un bureau avec tout ce qu'il me faut. Je fais des pauses régulièrement, voire des coupures pour me rafraichir les idées. Cela m’aide à trouver l'inspiration. En agence c'est très différent : retour aux horaires de bureau, pauses en fonction du rythme de chacun et projets souvent dans l'urgence… Même si je préfère travailler de chez moi, j'aime retourner en agence de temps en temps, pour faire de nouvelles rencontres et changer de rythme.

Qu’apprécies-tu le plus dans ton statut de freelance ?

Pouvoir organiser mon temps selon mes projets, avoir le choix des missions, être responsable de A à Z … Cela me procure un grand sentiment de liberté. Je peux gérer les projets avec davantage de souplesse et d'écoute et surtout donner des conseils. Les missions sont souvent variées, ce qui est très enrichissant. Je peux également me libérer du temps pour développer mes activités parallèles.

Quels sont selon toi les principaux inconvénients du statut de freelance ?

Le plus compliqué, c'est l'inconnu. La peur des moments de creux et des projets qui tombent à l'eau. On est sûr de rien. Il n'y a pas d'entreprise derrière nous pour être sûr d'avoir un salaire tous les mois. Il faut anticiper financièrement et bien entretenir son réseau. La comptabilité est aussi parfois problématique, il faut savoir se défendre auprès des clients et ne pas oublier toutes les closes sur les devis et factures.

Quel type de clients cibles-tu ?

La plupart des clients sont venus à moi grâce au bouche-à-oreille. Jusqu’à présent, cela m’a permis de travailler sur des projets très variés et avec des entreprises de toutes tailles. J'aimerais me tourner vers l'édition, en particulier l’édition jeunesse, mais ce n'est pas si simple. Quand j'ai le choix sur les projets, je privilégie les missions les plus créatives ou celles qui se rapprochent le mieux de ce que j'aime et de ce que je sais faire.

Comment acquiers-tu tes clients ?

En dehors de mon réseau personnel, je suis présente sur des réseaux professionnels comme Viadeo ou LinkedIn. Je fais aussi appel à des agents de créatifs, qui prospectent pour moi et me proposent des missions. Je passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux de manière générale, pour partager des créations et accroître ma visibilité. Je pense que c'est très important d'y consacrer du temps. Twitter, Instagram, Pinterest présentent tous de nombreux avantages quand on est dans la création visuelle et permettent de se faire remarquer. J'ai eu certaines opportunités grâce à ces réseaux. Bien sûr, j'ai aussi un site web pour présenter mes créations.

Comment utilises-tu les réseaux sociaux professionnels ?

Je les utilise surtout pour accroître ma visibilité, développer mon réseau et regarde de temps en temps les offres proposées. Je pense qu'il faut être assez actif et y passer du temps un peu tous les jours, surtout quand on travaille seul chez soi.

En ce début d’année, as-tu pris de bonnes résolutions professionnelles ?

Développer mon réseau professionnel justement ! J'ai eu la chance de ne pas avoir à beaucoup prospecter l'an dernier grâce au bouche-à-oreille. Mais pour cibler des projets qui me feraient encore plus plaisir, il faudrait que je rencontre de nouveaux clients et agrandisse mon réseau.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui envisage de se lancer ?

Il faut savoir se faire violence, prendre des risques. C'est une véritable aventure de se lancer en tant que freelance, on ne sait pas où l'on va exactement, mais les meilleurs voyages se font ainsi! Il faut être sûr d'avoir une expertise à proposer, de pouvoir conseiller les clients et prendre toutes les responsabilités sur les projets. De plus, il ne faut pas avoir peur des échecs, car les projets n'aboutissent pas toujours (plus souvent qu'on ne le pense).

Quel est ton meilleur souvenir de freelance ?

Je pense à ces vidéos tutorielles que j'avais réalisées pour Canaltuto, pour la marque Posca. Elles montraient les différentes utilisations des marqueurs. C'était plutôt cool de passer mes journées à réaliser des DIY et de sortir de mon écran.