Interview de Bénédicte Michelet

Chaque freelance vit l’expérience à sa façon : organisation, avantages, inconvénients... Cette semaine, Bénédicte nous parle de sa vie de freelance spécialisée dans le graphisme et la photo.

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Bénédicte, peux-tu nous présenter ton activité de freelance ?

Je suis graphiste et photographe. Je réalise des supports de communication print (logos, chartes graphiques, affiches, dossiers de presse, …) et web (sites wordpress, prestashop, webdesign, bannières, …) ainsi que des photographies pour le spectacle vivant, le secteur culinaire, l’immobilier… Pour des raisons de logistique, j’ai décidé de rassembler la totalité de mes activités sous une seule et même entreprise. Je suis donc en SARL même si je travaille seule.

Quel a été ton parcours avant de te lancer ?

Après mon diplôme, j’ai travaillé en CDD dans le service communication de Terres d’Aventure. À la fin de mon contrat, j’ai profité de mon chômage pour faire une formation complémentaire en photographie. C’est à ce moment là que je me suis mise à mon compte. J’ai ensuite fait un break d’un an pendant lequel j’ai co-fondé une SARL de création et d’édition de jeux de société (dans laquelle je suis toujours). Une fois la société montée, j’ai repris le freelancing en parallèle.

Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer ?

J’ai toujours su que je travaillerai à mon compte un jour, mais le moment m’a plutôt été imposé par la conjoncture économique. Il était très difficile de trouver des CDD et quasiment impossible de trouver un CDI.

À quoi ressemble ta journée type ?

Je n’ai pas de journée type. C’est ce que j’apprécie dans le statut d’indépendant, c’est qu’aucune journée ne se ressemble. Mais en règle générale, je suis plutôt du style à commencer à bosser assez tard et à finir tard.

Quel type de clients cibles-tu ?

Je travaille aussi bien pour des associations que pour des entreprises plus importantes. Pour le côté création et édition de jeux de société, je travaille avec des ONG pour leur créer des jeux sur mesure. J’ai notamment collaboré avec Amnesty et ACTED Jordanie.

Quels sont les différents canaux qui te permettent de trouver des clients ?

En ce qui me concerne, travailler mon réseau est au centre de mes préoccupations. Plus on fait nos preuves et nos clients sont contents, plus ils parlent de nous et nous recommandent. Ces recommandations peuvent facilement être mises en avant sur les réseaux sociaux pros. Ils permettent d’agrandir plus rapidement mon réseau et facilitent les échanges avec les clients potentiels.

Comment utilises-tu les réseaux sociaux professionnels ?

Je suis inscrite sur de nombreux réseaux sociaux pro. Je regarde tous les jours les annonces qui sont proposées et je mets à jour régulièrement mes informations. Je garde aussi contact avec mes clients par ce biais.

Tu es inscrite sur Viadeo Freelance. Comment utilises-tu la plateforme ?

Cela ne fait pas longtemps que je suis inscrite sur Viadeo Freelance, c’est une amie qui m’en a parlé. Je regarde régulièrement les annonces dans mon domaine même si pour le moment je n’ai pas encore tenté ma chance.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui envisage de se lancer ?

Il faut savoir être autonome et bien s’entourer. Ne surtout pas rester isolé et se fixer des limites. Moi, par exemple, j’ai décidé il y a deux ans de louer un atelier avec un autre ami freelance. Cela me permet d’avoir des horaires, même si ceux-ci sont très irréguliers. Quand je rentre chez moi, je ne travaille pas (ou très peu). Cela instaure des limites… Certains clients pensent trop souvent qu’être freelance, c’est être dispo 24h/24. Il y a aussi une chose qu’on apprend souvent à ses dépens : pour les clients tout est très urgent, mais finalement il y a peu de réelles urgences… Il faut savoir faire le tri.