Anglais : faut-il mentir sur son niveau ?

L’anglais est souvent primordial pour atteindre des postes à responsabilité ou au rayonnement international, tout simplement parce qu’il s’agit de la deuxième langue la plus parlée dans le monde après le chinois, et la première d’Europe. Mais faut-il pour autant prétendre être « fluent in English » lors d’un entretien d’embauche ?

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Le test d’anglais, un premier barrage

Selon une étude réalisée fin 2015 par ABA English, 4% des Français seulement assurent avoir un niveau avancé en anglais, et 55% un niveau intermédiaire. D’après cette même étude, 23% ont vu un poste leur passer sous le nez à cause d’une mauvaise maîtrise de l’anglais. Si vous pensiez que la simple mention « fluent » sur votre CV suffirait à éviter les tests des recruteurs, détrompez-vous :

« Tout dépend des qualités linguistiques requises, explique Thomas Brette, recruteur pour Viadeo. Si une bonne expression et compréhension sont attendues, il suffira de demander au candidat de présenter son parcours en anglais. En revanche, s'il doit parler couramment la langue, il sera préférable de lui faire remplir un questionnaire ou de réaliser un test à l’écrit. Il est évidemment conseillé au candidat de se préparer pour l'un des deux cas de figure. »

« Be ready » pour l’entretien

Inutile donc d’enjoliver la réalité, le recruteur s’en rendra immédiatement compte lors de l’entretien. Vous pouvez rester vague sur votre CV en évoquant un « usage professionnel » de la langue, mais vous serez testé de toute façon. Sur votre profil Viadeo, notez votre niveau avec le plus de recul possible.

La meilleure chose à faire reste de vous préparer. Imaginez les questions que pourrait vous poser le recruteur et répondez-y en anglais. Avant l’entretien, vous devez être prêt à présenter votre parcours professionnel, et à répondre à des questions telles que « tell me more about yourself » par exemple.

Apprendre un texte par cœur ne servira à rien, les RH y sont rompus et n’hésiteront pas à vous poser des questions sans rapport direct avec votre parcours : « What’s your favorite sports team and why ? », par exemple.

Les recruteurs testent votre niveau d’anglais lorsque le poste l’exige ; c’est souvent une condition sine qua none pour obtenir le job. Le seul mot d’ordre pour tirer son épingle du jeu (et valable pour l’ensemble de l’entretien) : bien se préparer !